La fibrose intestinale radio-induite est une complication fréquente chez les patients ayant survécu à long terme à une radiothérapie abdominale et pelvienne. À l'heure actuelle, il n'existe aucun traitement cliniquement disponible pour cette fibrose. Des études ont montré que le nicotinamide mononucléotide (NMN) pourrait réguler la flore intestinale. Celle-ci est constituée de micro-organismes naturellement présents dans l'intestin humain, capables de synthétiser divers nutriments essentiels à la croissance et au développement. Un déséquilibre de la flore intestinale peut entraîner diverses pathologies.
Récemment, l'Académie chinoise des sciences médicales et le Collège médical de l'Union de Pékin ont publié dans la revue International Journal of Radiation Biology les résultats d'une recherche montrant que le NMN pouvait réduire la fibrose intestinale causée par les radiations en régulant la flore intestinale.
Dans un premier temps, l'équipe de recherche a réparti les souris en quatre groupes : un groupe témoin, un groupe NMN, un groupe IR et un groupe NMNIR. Les groupes IR et NMNIR ont reçu une irradiation abdominale de 15 Gy. Parallèlement, les groupes NMN et NMNIR ont reçu un supplément de NMN à la dose quotidienne de 300 mg/kg. Après une période déterminée, l'analyse des fèces, de la microflore intestinale et des marqueurs tissulaires du côlon a permis d'obtenir des résultats comparatifs :
1. Le NMN peut réparer la composition et la fonction de la flore intestinale perturbée par les radiations.
En comparant la flore intestinale des souris des groupes IR et NMNIR, il a été constaté que les souris du groupe IR présentaient une augmentation de la flore intestinale pathogène, notamment de Lactobacillus du et Bacillus faecalis. De façon surprenante, les souris du groupe NMNIR ont vu leur flore intestinale se diversifier et leur flore intestinale bénéfique, comme la bactérie AKK, augmenter grâce à une supplémentation en NMN. Ces expériences démontrent que le NMN peut restaurer la composition et la fonction de la flore intestinale perturbée par les radiations.
2. Le NMN atténue la fibrose intestinale induite par les radiations
Chez les souris exposées aux radiations, le taux d'α-SMA (marqueur de fibrose) a augmenté de manière significative. Après supplémentation en NMN, non seulement le taux d'α-SMA a diminué de manière significative, mais le facteur inflammatoire TGF-β, qui favorise la fibrose intestinale, a également diminué de manière significative, indiquant que la supplémentation en NMN peut réduire la fibrose intestinale induite par les radiations.
(Figure 1. Le traitement par NMN réduit la fibrose intestinale causée par les radiations)
Dans un contexte de prédominance des produits électroniques, les rayonnements ont un impact croissant sur la vie quotidienne et professionnelle, notamment sur la flore intestinale à long terme. Le NMN exerce un puissant effet protecteur sur la santé intestinale. Cet effet ne se limite pas à une seule substance ou à une voie d'action spécifique, mais s'exerce également par la régulation de la distribution de la flore intestinale, favorisant ainsi la stabilité des fonctions intestinales de multiples façons. Ceci explique en partie les nombreux bienfaits du NMN.
Références :
Xiaotong Zhao, Kaihua Ji, Manman Zhang, Hao Huang, Feng Wang, Yang Liu et Qiang Liu (2022) : NMN atténue la fibrose intestinale radio-induite en modulant le microbiote intestinal, International Journal of Radiation Biology, DOI : 10.1080/09553002.2023.2145029
Date de publication : 8 décembre 2022

